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La Croix de Lorraine, une histoire ancienne

Ecrit par 9 avril 2009 18 commentaires

La Croix de LorraineLa croix, d’une manière générale, et si l’on en croit la symbolique, est en lien étroit avec des signes magiques et mystiques universels, tout comme le sont le cercle et le carré. Si la croix est un point de rencontre (entre divers axes et pour de nombreuses significations), la Croix de Lorraine garde, dans son histoire, tout un passé… Et bien d’autres choses encore.

La croix de Lorraine n’a pas toujours été « de Lorraine ». Comment est-ce possible ?

Les amoureux de la Lorraine, et les autres, veulent-ils bien, en passant par là, me suivre dans l’évocation de l’histoire de cette Croix ? Allons-y !

Il y a, au commencement (car il en faut bien un), la Sainte-Croix. Pas moins. Certains la nomment la Vraie Croix. Elle est la Croix sur laquelle Jésus-Christ aurait été crucifié. Elle est devenue à partir du IVe siècle une des principales reliques de la chrétienté, faisant l’objet d’un culte particulier.
Des reliquaires, portant le nom de staurothèques, sont spécialement fabriqués pour en abriter les fragments.

Le nom de « Vraie Croix » a plus particulièrement été donné à un ensemble de reliques remontant, au moins pour certaines, à la croix découverte « miraculeusement » par sainte Hélène au début du IVe siècle. Découpé en plusieurs fragments et dispersé entre plusieurs sanctuaires chrétiens, en particulier à Jérusalem et à Constantinople, le bois de la Vraie Croix représente au Moyen Âge une relique très répandue. À partir du XIIIe siècle, nombreux sont les sanctuaires qui prétendent en posséder des fragments.  

Selon des récits en partie légendaires, qui apparaissent à partir des années 370, soit une trentaine d’années après la mort de Constantin 1er, c’est sainte Hélène, la mère de l’empereur, qui aurait découvert la Croix de Jésus lors d’un pèlerinage en Palestine entrepris en 326.
Le bois de la Croix fut découvert sur le lieu du Calvaire, après que l’on fit détruire le temple de Vénus bâti par Hadrien, afin d’y ériger, sur ordre de l’empereur, la basilique du Saint-Sépulcre. C’est au cours du chantier que trois croix auraient été trouvées. Un miracle (ou une inscription, selon les versions), aurait permis de distinguer la Croix du Christ de celles des deux larrons.

On fit des « copies » de la Croix, soit en employant le bois rapporté de Palestine par Hélène, soit en utilisant d’autres matériaux. Cette croix constituée d’une barre horizontale (ayant porté le supplicié) surmontée d’une autre, plus petite (figurant l’inscription infamante de la condamnation). Notons, au passage, que les patriarches de Jérusalem portaient comme emblème une croix double, d’où son nom de « croix patriarcale » (la croix papale, elle, se compose de TROIS barres horizontales).

Mais toujours, cette représentation de la Croix du Christ était considérée comme apportant la victoire.

Armes de la HongrieC’est ainsi que l’empereur byzantin Emmanuel (Manuel 1e Comnène, au XIIe siècle), la portait en allant au combat. La protection de la croix a sans doute été réelle puisqu’elle lui a permis de battre les Hongrois. Curieusement, cette croix qui avait été la marque de la défaite des Hongrois face aux Byzantins fut donnée aux premiers par le patriarche de Constantinople, Gervais, à l’évêque Thomas de Hierapetra. Le roi de Hongrie Béla III incorpora la croix « patriarcale » dans ses armoiries. Elle y demeura chez ses descendants.

Puis, cet évêque Thomas fit don de l’emblème, en bois tiré de la Vraie Croix, au croisé Jean d’Alluye qui avait conservé la Crête aux Chrétiens. Ce chevalier apporta cette croix en Anjou en 1244 et la confia aux moines bernardins de la Boissière. La famille d’Anjou de Naples, en s’emparant du trône de Hongrie au XIVe siècle adopta la « croix de Hongrie » comme emblème. Louis d’Anjou adopta la croix double en la faisant figurer sur son étendard. Elle devint ainsi la « croix d’Anjou ». Le petit-fils de Louis, René 1er, devenu duc de Lorraine par mariage, fit entrer la croix dans son duché.
Deux générations plus tard, René II la représenta sur ses drapeaux comme insigne militaire, à opposer à la croix de Saint-André des troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire. Sur son sceau, René II fit inscrire la formule : « René par la grâce de Dieu, roi de Hongrie, de Jérusalem et de Sicile ». Après la victoire de René II à la bataille de Nancy (1477), la croix, dite désormais « de Lorraine » devint le symbole de l’indépendance et de la résistance et fut portée au cou des aigles portant les armoiries des ducs de Lorraines.
Bien des communes, afin de prouver leur fidélité au duc, ont adopté cette croix dans leurs armoiries : Brouvelieures, Saint-Étienne-Lès-Remiremont, Oelleville, Charmes, Rambervillers, Saint-Amé et bien d’autres …

J’emprunte au site www.vincey-epinal-genealogie.com le texte suivant, parfait exemple de cette sorte de « culte » dont la Croix de Lorraine est l’objet :

Cœur     de       France
France de mon cœur
Tour   de   souffrance
Jardin    des      pleurs
J’ai grimpé dans les pruniers de Lorraine
J’ai     pressé   les     olives   de     Provence
J’ai   cueilli les  cerfeuils  et les   verveines
France : verger d’amour et d’abondance
Tilleul   ou   chêne
Croix de tout bois
Croix de Lorraine
Partout   tu   crois
Aujourd’hui    tes    vieux   ormes   se   transforment  en gibets
Tes champs de blé ne sont plus que des champs de l’honneur
Derrière      tes    églises       s’agenouillent    tes    fils      fusillés
Une    fosse     commune     s’ouvre     sous   le   trèfle  en   fleur
Croix       de       France
France       en        croix
If        de           patience
Liseron       de    la     foi
Lys         des         reines
Muguet      du     peuple
Vigne    du        seigneur
Vin       des        pauvres
Blanc         de         blanc
Rouge       Saint   Julien
Bleu          de        bluets
Bûcher    de    Jehanne
Bûche        de         Noël
Rose       de     Chartres
Roseau de Strasbourg
Cœur         de      France
France de  mon  cœur.
Yvan GOLL

La Croix de Lorraine a connu de multiples utilisations.

L’une qui me semble commencer à tomber dans l’oubli est relative à la mise en place, le 11 juillet 1938, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, de mesures de protection des populations civiles en cas de guerre, essentiellement en cas de bombardement. Il s’agissait de la « défense passive », ancêtre de la protection civile (qui englobe les risques en dehors des guerres) :

  • mise en place d’un réseau de surveillance et d’alerte (sirène) ;
  • construction d’abris souterrains et recensement de lieux pouvant servir d’abris (caves…) ;
  • information et sensibilisation de la population (par voie d’affiches, de radio…) sur la conduite à tenir en cas d’alerte : extinction des feux, se diriger vers l’abri le plus proche (que l’on aura repéré avant)…

Signalement d'un abri de défense passive.Les abris repérés selon des critères bien précis étaient signalés aux populations par une inscription sur le pilier de la porte d’entrée, ou sur celui donnant accès à la propriété. L’inscription comportait le nombre de personnes pouvant être accueillies et, souvent, la mention « abri ».
En Lorraine, ces informations étaient parfois, en ville surtout, agrémentées d’une croix de Lorraine, dans la suite logique de l’esprit de résistance et d’indépendance déjà mentionné plus haut. Il ne reste que peu de ces « croix » car bien des façades ont été repeintes. Il en restait encore beaucoup dans les années soixante. Aujourd’hui, il faut les chercher comme un archéologue cherche des indices très ténus.

Cependant, il faut constater que lors de la guerre, l’armée d’occupation n’a pas fait disparaître ces croix de Lorraine. L’occupant ignorait-il la signification de ces signes ? A-t-il fait contre mauvaise fortune bon cœur ? A-t-il négligé d’imposer dans ce domaine comme il l’a pourtant fait dans mains autres, les normes qu’il ne manquait jamais d’édicter ? Qui pourrait éclairer ma lanterne à ce sujet ?

En tout cas, ces croix faisaient partie d’une résistance en forme de « pied de nez ». Tel en changeant des tuiles sur son toit s’arrangeait pour placer les neuves en forme de croix de Lorraine. Tel autre disait la messe portant fièrement une croix de Lorraine brodée sur sa chasuble. Tel autre encore découpait les battants de ses volets en forme de croix de Lorraine, ou disposait des briques d’ornementation sur ses cheminées reprenant le symbole lorrain.

Mémorial De GaulleCe n’est donc pas extraordinaire que le vice-amiral Muselier, d’origine lorraine, ait proposé en juin 1940 au général De Gaulle de prendre cette croix comme emblème à opposer à la croix gammée.

Voilà un grand bout de chemin parcouru ensemble. Merci de m’avoir suivi. Et pourtant, je ne vous ai rien dit de ce symbole avant l’épisode du voyage d’Hélène en Palestine.
La croix de Lorraine apparait déjà dès la préhistoire, en Dordogne, en Espagne. Elle figure alors la course apparente du soleil aux saisons d’hiver et d’été… En référence aux Patriarches de Jérusalem, les Templiers l’ont arboré, tout comme les Croisés, soit sur leurs étendards, soit sur leurs vêtements.
On la nomme ailleurs « la croix russe ». On la rencontre partout où s’est exercé la puissance de la famille d’Anjou … Suspendue au bout d’une chaine elle orne le décolleté des dames (surtout après 1871).

Croix de Lorraine tréflée, pendentif.

Des monnaies ont été frappées portant ce symbole… Et combien de timbre-poste ! À foison…

Maréchal Leclerc 1902 - 1947 Timbre de Hongrie 1868 Porte de la Craffe à Nancy Timbre de la Croix de Lorraine Mémorial à la mémoire des résistants de l'île de Sein Français libres

Des marques de bière l’ont choisie pour leurs étiquettes … Et il n’est pas jusqu’au massif de fleurs, chez mon voisin, qui ne rappelle ce symbole !

Il suffit de l’avoir en l’esprit pour que l’œil, curieux, relève des témoignages innombrables de la présence de cette croix de Lorraine un peu partout. Symbole religieux ? Militaire ? Pacifique ? Guerrier ? Oriental ? Occidental ? Ornemental ? Militant ? Et quoi d’autre ?…

Médaille de la défense passive

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18 commentaires »

  • MMN écrit :

    Bravo pour cette recherche ! D’origine lorraine et angevine, je savais depuis longtemps que le mérite de son introduction en Lorraine revenait à René II… mais j’ignorais qu’elle fut aussi hongroise…

  • sm écrit :

    Je découvre votre site,
    Beaucoup de choses intéressantes dont ce sujet,
    Merci.

    ( je mets en favoris)

  • aurore écrit :

    pourquoi en dessou de certaines croix patriarcales y-a-t-il un grand V?j’ai vu qu’il y avait peut être un rapport avec les templiers mais je n’arrive pas à savoir à quoi ce V sert-il?? et que signifie-t-il?si vous savez, n’hésitez pas à m’envoyer un mail.merci

  • Cesco écrit :

    A propos de sainte Hélène et la Vraie Croix, quelques compléments avec les récits (historiques ou hagiographiques) de la découverte de la Vraie Croix par sainte Hélène :

    http://www.villemagne.net/site_fr/jerusalem-sainte-helene.php

  • claude (auteur du billet) écrit :

    Réponse à Aurore :

    Le 11 juillet 1938 était créée la Défense passive dont le rôle était de venir en aide aux populations confrontées à des actes de guerre (bombardements, essentiellement). Comme il est dit dans l’article sur la Croix de Lorraine, le général De Gaulle, sous les conseils du vice-amiral Muselier a pris cet emblème à opposer à la croix gammée.

    En Lorraine, dès la mise en place de la défense passive, des communes ont fait le choix d’adjoindre à la mention « abri pour XXX personnes », une croix de Lorraine.
    Mais en 1944, lorsque les Forces françaises libres (F.F.I.) ont été créées, le but affiché était de participer à la victoire des forces liguées contre le nazisme. D’où ce « V » de la victoire qui s’est adjoint à la croix choisie par De Gaulle. Le drapeau officiel des F.F.I. ne comporte pas, au moins à l’origine, ce « V ».
    Je n’ai pas lu que ce signe de ralliement ait été connu du temps des Templiers. Les dates concernant cet ordre ne sont pas compatibles avec l’arrivée de la croix patriarcale sur notre territoire. Mais je peux me tromper …

  • Anne écrit :

    Bonjour et merci,
    je découvre ce site et je viens de dévorer l’article sur notre Croix, si chère à mon coeur,
    je n’ai pas fini de passer mon temps sur vos travaux ! Vite, je vous ajoute à mes favoris et je vous fais connaître autour de moi.

  • vivien écrit :

    Bonjour,
    je cherche des infos sur une bague en bronze avec la croix de lorraine dans un  » V « ….
    Merci d’avance

  • François écrit :

    Le V évoque la victoire, les deux symboles ont souvent été associés a posteriori.

  • Claude (auteur du billet) écrit :

    Effectivement, le « V » a été associé à la Croix de Lorraine, essentiellement dans le cadre des Forces françaises Libres. Un certain nombre d’articles, accessibles sur Internet, donnent d’utiles informations sur ce « V de Victoire ». la bague que Vivien évoque est probablement un signe « digital » d’un engagement lors de la 2° Guerre mondiale …

    Je me souviens de petits livres pour la jeunesse d’après la 2° Guerre montrant ce « V » associé à la Croix de Lorraine, ce qui me fait dire qu’il y a de fortes probabilités pour que le lien se fasse entre le signe adopté par De Gaulle et le destination finale des actions menées lors de cette guerre (il fallait inventer un sigle facilement interprétable qui se démarque des sigles américains et soviétiques afin de contrer le sigle nazi …)

    Merci, François, pour cette piste de recherche.

  • Claude (auteur du billet) écrit :

    Bonsoir, Vivien.

    En furetant sur Yahoo, j’ai trouvé ceci : http://www.la-detection.com/dp/message-5580.htm

    Mais est-ce suffisant pour identifier la bague que vous évoquez ?

    Bien cordialement.

  • Yvon écrit :

    bonjour.

    en lisant, par curiosite le blog, j’ai decouvert ce sujet, qui me preoccupait depuis tres longtemps
    la signification, et histoire de la croix de Lorraine, je remercie l’auteur [les auteurs ] pour la description de l’origine
    merci. a vous.

  • andré écrit :

    je vous remercie de votre site ,j’ai découvert dans une ruine du château du spitsenger pres de BEULET 88 un sculpture de croix de loraine dont je ne trouve trace: les quatres branches ce terminent en pointe ce modèle est ? époque 1215 ou Catherine de Limbourg à vécue ou Cunégonde de Lorraine 1214, cette sculpture reste une question pour ceux qui aime l’histoire.
    Si quelque chercheur peux me donner réponse je l’en remercie

  • andré écrit :

    Éraré c’est le château du SPITZENBERG; merci

  • Claude (auteur du billet) écrit :

    Je vous remercie de l’intérêt que vous avez porté à l’article que j’ai écrit sur le blog de Lorraine de Coeur.

    Votre commentaire m’a replongé dans cette histoire aux multiples facettes de la croix « de Lorraine ».

    La forme des branches de la croix que vous avez observée au Spitzemberg peut dériver des croix « à planter » ou à ficher dans le sol, à moins que ce ne soit un dérivé du pistil d’une fleur (fleur de lys ?), ou un simple ornement sans signification particulière, simple fantaisie du sculpteur, quoique le commanditaire de cette oeuvre avait sans doute de bonnes raisons de la vouloir ainsi.

    De nombreuses références au château du Spitzemberg sont à découvrir sur Internet. Pour ma part, j’ai cherché à « château du Spitzemberg » et j’ai été redirigé vers de nombreux articles. Le Beulay, Nayemont … Le château a été très tôt possession du duché de Lorraine, donc, il n’est pas surprenant que la croix de Lorraine figure dans les ornement de celui-ci. L’histoire de cette région est d’une grande complexité. L’imbrication des différents terroirs est à l’image des querelles qui pouvaient se faire jour, et dont il fallait se protéger, au moins déjà en les surveillant : ce fut le cas de ce château, sans doute.

    De plus, il semble que l’approche « touristique » et pédestre soit appréciée de nombreux marcheurs. Je vais noter cela dans les sorties familiales futures.

    Merci encore et cordial salut. C.G.

  • Claude (auteur du billet) écrit :

    Bonjour, André.

    Votre message ne peut que me ravir : l’intervention faite par vous et votre père sur cette croix a de quoi réjouir l’historien qui sommeille …

    Je me suis attardé sur les « croix fichées » en allant sur Internet. Parmi les richesses contenues dans les articles donnant des informations sur ces croix, j’ai vu un exemple dans un cimetière (à Mytry-Mory). D’autres croix ont les bras terminés en forme de flammèches, un peu comme si de la vie émanait de ces croix.

    Par ailleurs, la croix de Saint-Jacques de Compostelle est une croix « épée » symbolisant la conquête, la mission religieuse …

    Cette forme de croix devait soit marquer un territoire conquis à la Chrétienté, soit être un signe devant lequel les peuples à christianiser devaient se prosterner (ainsi en est-il de l’évangélisation de la Saxe par Charlemagne).

    La croix de Lorraine a été dite « croix belligératrice » (accompagnée d’un V majuscule, elle a servi de signe adopté par De Gaulle).

    Un renvoi vers « croix fléchées » me semble plus prometteur d’informations utiles : l’emblème des croix fléchées (avant de devenir celui d’un parti proche du nazisme durant le Seconde guerre mondiale) est un ancien symbole des tribus magyardes (destiné à signifier la pureté de la race hongroise). La croix de Lorraine telle qu’elle nous est parvenue vient de Hongrie. Il y a de fortes présomptions que la terminaison en pointe soit un héritage de la croix de Hongrie …

    Il y a sans doute encore mille choses à découvrir à son sujet !

    Le musée de Saint-Dié est un bon « sanctuaire » pour conserver ce témoignage des temps qui nous ont bâtis.

    Bonne recherche. Cordialement. Claude.

  • violetta écrit :

    j ai rien compris et vous ?

  • Cédric écrit :

    Bonjour à tous, tout d’abord merci pour toute cette documentation, car c’est très intéressant de voir les éruditions de nos belle terres de France.
    Je désirerais revenir sur ceci:

    « Cependant, il faut constater que lors de la guerre, l’armée d’occupation n’a pas fait disparaître ces croix de Lorraine. L’occupant ignorait-il la signification de ces signes ? A-t-il fait contre mauvaise fortune bon cœur ? A-t-il négligé d’imposer dans ce domaine comme il l’a pourtant fait dans mains autres, les normes qu’il ne manquait jamais d’édicter ? Qui pourrait éclairer ma lanterne à ce sujet ? »

    Je pense personnellement que les occupants connaissaient le symbole, et beaucoup de soldats allemands étaient la à contre cœur et par conséquent passaient outre car ils comprenaient que les français voulaient légitimement garder leurs terres, ce qui montrait que leur combat était ressemblant, des deux cotés du Rhin, l’homme est avant tout un être humain, même en temps de guerre.
    Un autre sujet m’interpelle aussi:

    « Pourquoi en dessous de certaines croix patriarcales y-a-t-il un grand V? j’ai vu qu’il y avait peut être un rapport avec les templiers mais je n’arrive pas à savoir à quoi ce V sert-il?? et que signifie-t-il? si vous savez, n’hésitez pas à m’envoyer un mail merci »

    J’ai entendu dire que c’était un signe comme « victoire » mais je trouve tout ceci fantaisiste et puis ça m’étonnerais que mes compatriotes français soient stupide pour croire cette sottise! Certes les yankees le faisaient le jours J après de le grand héro se cachait en toute sécurité à Londres pendant que « son » peuple se faisait canarder, mais je ne pense pas que se soit lié à ça, non, plus sérieusement et en toute simplicité, c’est un symbole qui me rappelle l’équerre qui s’accompagne généralement au compas, le fameux (ou répugnant) symbole des divers loges de la franc maçonnerie, sachant de plus que la république est montée par cette influence, il n’est pas difficile d’en faire le lien et en toute modestie; on le constate par les tables de « déclaration des droits de l’homme est du citoyen » qui contient des symboles maçonnique tel que la pyramide frappée d’un œil (illuminés de Bavière Adam Weishaulpt), symbole que l’on trouve aussi sur le billet de 1 Dollar; vous pouvez vérifier ceci par vous même.

    Voila pour le moment, je laisse mon adresse Email si vous le désirez (un bonjour, ou une insulte ou me traiter de fou dépressif, ou pour sympathiser), à plus!
    vicoprim@hotmail.fr

  • LOVA écrit :

    C’est vraiment touchant de connaître la vraie histoire de la croix de Lorraine qui représente la victoire du seigneur Jésus, et qui eut influencé les Générations pour la porter afin de pouvoir gagné la guerre et la bataille.

    « L’INDÉPENDANCE ET LA RÉSISTANCE  » , c’est la mission de Jésus Christ dans le monde.

    Pour ceux ou celles qui sont intéressé(e)s , je possède encore des pièces de monnaies en cuivre dont le symbole de Croix de Lorraine y déposé. Ce sont des pièces de collection très rare qu’on peut encore trouver à Madagascar.

    Merci!

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