FRAC: À l’ombre d’un doute… et très loin des certitudes !
Le doute doit toujours être permis à notre époque… et même au FRAC Lorraine à Metz. Le parcours de désir qu’il propose jusqu’au 29 août est un terrain de jeu cérébral et sensoriel.
De l’histoire du lieu, l’hôtel Saint-Livier, en roman en 49 chapitres +6 de Thierry Hesse en passant par le flou à même le sol de Susanna Fritscher, les détériorations »Plastered » de Monica Bonvicini, la visualisation de « One second of silence » de Edith Dekyndt à toutes les autres oeuvres présentées lors de cette exposition »À l’ombre d’un doute », le questionnement est constant.

Difficile de sentir le vrai, de tenir les limites ! Le champs de l’expérimentation est au coeur de la collection présentée. L’immatériel se mélange à une réalité floue.

Des interrogations dans le brouillard épais d’Ann Véronica Janssens, la limite du sensoriel est atteinte… Le visible est presque invisible sans une grande attention… sur le « morceau de mur » de Karin Sander(non photographié).

Sous les pieds de quelques visiteurs interrogatifs: « Plastered » de Monica Bonvicini
Les autres oeuvres présentent à « À l’ombre d’un doute » sont des réalisations de Ignasi Aballi, Nina Beier et Marie Lund, Manon De Boer, Décosterd et Rahm, Dector et Dupuy, Dora Garcia, Jiri Kovanda, Isabelle Krieg, Corey McCorke, Tania Mouraud, Nik Thoenen et Maia Gusbert, Mario Garcia Torres et enfin Ian Wilson.

À ne pas manquer au FRAC, pour « chasser la déprime », la visite du jardin « Des mille pots… aux millepertuis ». La conception de ce jardin reposant est signée de Liliana Motta.
À l’ombre d’un doute, une collection FRAC Lorraine visible jusqu’au 29 août 2010. Tous les questionnements restent possibles !
Fonds Régional d’Art Contemporain de Lorraine, I bis rue des Trinitaires à Metz
Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 19h
Entrée libre

Cette exposition vaut vraiment le détour. Rien que l’entrée dans le FRAC (cour couverte de résine, non ?) est spectaculaire.
Armelle, l’entrée du FRAC est recouverte de silicone (d’après le fascicule de présentation de l’expo). Cette oeuvre de Susanna Fritscher est tout autant spectaculaire que perturbante pour « l’habitude ».
Bon week-end
J’ai toujours su que la technique n’était pas mon point fort, mais ça m’apprendra à ne pas lire les fascicules ! En tous cas, ça vaut le coup.
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