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Une nouvelle énigme… Murs Mystérieux à Domremy

Ecrit par Nadia 26 août 2010 29 commentaires

… Et cette énigme-là devrait durer un certain temps !

Murs Mystérieux à Domremy

La question n’est pas  : où cette photo a-t-elle été prise ? Cette réponse-là, je vous la donnerai tout de suite. La vraie question est la suivante :

Mais qu’est-ce donc ???

Les trois points d’interrogation ne sont pas de trop, vous allez voir.  

Cette photo a été prise à Domremy la Pucelle, au coeur du Bois Chenu, celui-là même si intimement lié à l’histoire de Jeanne d’Arc. Non loin de là se dresse la basilique Sainte Jeanne d’Arc, dite du Bois Chenu.

Murs Mystérieux à DomremyAu hasard de nos balades aux alentours du village, nous sommes tombés sur ce mur étrange, qui court sur quelques dizaines de mètres en suivant la courbe de niveau. Et si je figure sur la photo (ben non, c’est pas un schtroumpf!) c’est juste pour illustrer la dimension de l’édifice.

Parfaitement appareillé, de belle épaisseur, il comporte des « avancées » aux angles très réguliers.

Dès lors, cherchant à en percer le mystère, nous avons mobilisé toutes les compétences qui nous ont paru pertinentes : archéologues professionnels et amateurs, érudits locaux, DRAC… La première réaction, passé la surprise, fut toujours un constat d’ignorance, et les interprétations données ont relevé surtout de la spéculation : pierrier ? Terrasse de culture ? Mur de vigne ? Mur médiéval ? antique ? … ou encore plus ancien ?

Ces pierres ne sont, à notre connaissance, répertoriées ni mentionnées nulle part, aussi loin que nous ayons pu remonter dans la cartographie.

Les cartes des Naudin les ignorent. Pourtant, la tradition locale  fait état de vestiges celtes dispersés ici et là sur le secteur.

Et c’est là que l’énigme commence, qui soulève tant de questions:

  • Pourquoi ces murs ne sont-ils pas inventoriés ?
  • Comment a t-on pu en oublier jusqu’à l’existence ?
  • Jeanne d’Arc connaissait-elle ces ruines ?

À y bien regarder, n’y verrait-on pas d’étranges similitudes avec les murs cyclopéens du Donon et du Mont Sainte Odile ? Qui, du reste, gardent également tout leur mystère… Alors, Domremy, Donon, Mont Sainte Odile, même origine ? Même mystère ?

Je laisse à votre immense sagacité la résolution de cette énigme…

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29 commentaires »

  • alain écrit :

    Et si c’était le château de Jeanne d’arc ?

  • François écrit :

    Nadia, pourrais-tu nous indiquer plus précisément la localisation de ses étranges vestiges ?

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Le château de Jeanne d’Arc? Pourquoi pas, bien que la tradition le situe ailleurs?
    Pourtant le regard des spécialistes ne reconnaît pas la technique médiévale dans le montage de ces murailles. Personnellement je n’y connais pas grand chose…. mais certaines pierres, visiblement prélevées et taillées sur place, sont énormes. Aux alentours, on distingue des sortes d’aménagements pour la réception et l’écoulement des eaux. Vraiment très curieux!

    François, je ne souhaite pas en dire davantage ici car ce site est réellement un mystère et je ne souhaite pas qu’il se fasse investir sauvagement par n’importe qui. De là où il se trouve, on domine la Meuse…. En revanche, pas de soucis pour une petite visite guidée!

  • armoises écrit :

    Pour le château de Jeanne d’Arc, c’est « non »! La tradition le situe dans la vallée de la Meuse, mais les ruines d’une forteresse sont encore visibles sur les hauteurs de Domremy…
    Mais effectivement, on n’est pas loin de ce château!
    L’assemblage de pierre forme une muraille de type cyclopéen, c’est à dire bien antérieure à l’époque médiévale: Nous sommes ici dans la protohistoire!

    Dommage qu’un tel site demeure inconnu!

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Ce site soulève une foultitude de questions:
    - il n’a probablement pas été construit au milieu d’une forêt: il lui est donc certainement antérieur. A l’origine, il devait donc être bien visible de loin, avant d’être envahi par les arbres. Depuis quand est-il masqué à la vue, et à la connaissance, des hommes?
    - il est construit à flanc de coteau: on s’est donné bien du mal pour ériger des pierres énormes dans la pente du terrain. Dans quel but?
    - il y a divers traces d’occupation celte aux alentours. Y a t’il un rapport?
    - on dit que la Basilique du Bois Chenu est construite à l’emplacement d’une chapelle qui l’a précédée; ne se trouve-t-on pas sur un lieu très ancien de culte, où le christianisme aurait succédé à des croyances antérieures, comme c’est souvent le cas?
    - serait-ce l’existence de ce site « païen » qui aurait jeté une ombre sur la piété de Jeanne d’Arc au cours de son procès? Elle qui allait jouer et danser à « l’arbre des fées » tout auréolé de sorcellerie?

    Je vous le disais, que l’énigme serait coriace… et toute fulgurance cérébrale ou intuitive sera bienvenue!

  • claude écrit :

    L’édition de « Vosges matin » du 13 Aout signale sur le sentier de jeanne,en se rendant à Maxey sur Meuse,un promontoire qui il y a longtemps…abritait un camp romain.

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Oui, … mais non!

    Oui Claude, il y a bien un « camp romain » sur les hauteurs de Maxey. L’endroit s’appelle le Mont Julien, ou côte Julien. (Une référence à Julien l’apostat qui, dit-on, a fait exécuter les saints locaux, Elophe et Libaire?)

    Mais non, ce n’est pas le site décrit ici. Le « camp romain » est sur l’autre rive de la Meuse… Pas de confusion possible!

  • claude écrit :

    alors je crains que nous restions sur notre « soif! »

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Pas de complexe à avoir : même les spécialistes sont dans la plus grande perplexité!
    Mais c’est promis: dès que j’ai une piste intéressante, je vous en reparlerai!
    Le problème à Domremy, c’est qu’une certaine « Jeanne » ou « Jeannette » a un peu mobilisé l’attention et que le reste de l’histoire de ce territoire est un peu passé à la trappe.
    Souvenons-nous de Grand, Soulosse sous St Elophe, Liffol le Grand (pour ne citer que ceux-là) qui recèlent encore bien des secrets antiques, voire plus anciens…

  • mari-etienne écrit :

    Votre article est très interressant et j’aime l’histoire. La région recèle encore des trésors enfouis.
    Je vous saurais gré de me tenir informée sur la suite de vos investigations.

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Avec le plus grand plaisir, mari-etienne. Mais ces murs, qui ont traversé le temps dans le plus grand mutisme, se mettront-ils jamais à parler?

  • Jacques écrit :

    Il y en a bien d’autres, par exemple en face de Domremy, à Moncel-sur-Vair, sur l’autre versant de la vallée de la Meuse, au pied du mont Julien, où se trouve une oppidum Gaulois dénommé abusivement « Camp Romain ». Il pourrait s’agir de murs de cultures, c’est ce qu’il me semble le plus plausible, mais je puis me tromper. Un spécialiste venu sur les lieux n’en a pas dit plus. En tous cas, ne pas s’aventurer dans la légende; il ne s’agit, en aucun cas du « château » de Jeanne d’Arc ! Celui-ci dont le père de Jeanne a été locataire avec un autre habitant de Domremy, à une certaine époque, se trouvait dans l’île de la Meuse au bout, de la rue de l’Île.

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Jacques a raison en signalant que le « camp romain » est en fait d’occupation plus ancienne.

    Et c’est vrai également qu’on trouve beaucoup de vieux murs en se baladant en forêt. Ceux dont il est question ici sont particulièrement épais et hauts, les pierres assemblées sont de taille considérable, et les murs ainsi constitués semblent plus « sophistiqués » que des murs de culture. Mais nous ouvrons la porte à toutes les interprétations, pour peu qu’elles résistent à l’analyse. Y a t-il d’autres murs de culture connus qui ressemblent à ceux-ci? Ils ont pu également être « récupérés » comme des murs de culture, nos ancêtres n’étant pas fous: pourquoi refaire des murs s’il en existe déjà?

    Des questions, encore des questions….

  • Jean-Marie écrit :

    Quel mystere Jeanne d’Arc ! Ce mur cyclopéen datant de la prehistoire !

  • Jean-Marie écrit :

    Que cache ce mur qui dépasse du sol ?
    C’est peut etre la partie emergeante du super forteresse enfouis sous terre ?
    Le haut du dongeon !

  • armoises écrit :

    Cette construction est située à mi pente de la colline sur laquelle se situe le « Bois Chenu », et forme une terrasse d’environ 4 mètres de hauteur, au pied de laquelle on distingue encore une terrasse plus petite.
    Au vu de la taille et de l’épaisseur de l’ensemble, un spécialiste en estime le poids à plus de deux mille tonnes. Les pierres proviennet vraisemblablement d’une (ancienne) carrière située sur le plateau calcaire situé en haut de la colline.

  • minido écrit :

    Dans le même ordre d’idées, connaissez-vous la chapelle de Notre Dame de Bermont où Jeanne se rendait pour prier ? Pour les « fans » de Jeanne dont je suis (je suis originaire de Vaucouleurs et y ai passé toute ma jeunesse) , il y est quelque chose d’unique en France puisqu’on peut y voir trois « peintures » dévoilant le physique de Jeanne (seuls portraits que nous avons d’elle, avec celui dessiné en marge de son procés). Peintures authentifiées. Nous constatons donc qu’elle était blonde aux yeux bleus. Jeanne y est représentée filant la laine et sur le bûcher. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises … mais je ne dirai plus rien si ce n’est que vous conseiller d’aller sur ce site (ouvert que certains samedis). Je vous garantis que vous ne serez pas déçus !
    En ce qui concerne l’énigme du mûr, il y a aussi un muret le long du sentier que je prends dans le bois pour me rendre à la chapelle mais je ne pense pas que cela ait un rapport avec le vôtre ?

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Effectivement, Bermont est un « haut-lieu » johannique qui vaut largement le déplacement! Et même si on trouve porte close (car les fenêtres d’ouverture au public sont assez petites) on ne regrette pas la petite grimpette en pleine nature, sur le joli chemin que Jeanne empruntait, dit-on, tous les samedis pour venir se confesser.
    Nous faisons partie des « curieux » qui attendent avec impatiente que les fameuses fresques se mettent à parler. Je m’empresserai alors d’en faire partager l’histoire aux lecteurs de ce blog…
    Quant au muret qui longe le chemin, il mériterait peut-être une attention particulière?

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    A me relire, ma formulation est bizarre… Je parle bien des « fenêtres des horaires d’ouverture au public »! Car bien entendu, pendant les heures d’ouverture, on passe par la porte! :-) Je ne devrais pas répondre aux commentaires si tôt le matin…

  • minido écrit :

    Lors de ma visite de la chapelle en septembre, j’ai appris avec bonheur que les rayons infra rouges avaient aussi décelé d’autres portraits de Jeanne sur cette même peinture (je ne parlerais personnellement pas de fresque vu que les portraits de Jeanne sont « inclus » dans une représentation de St Thibaut). Il s’agirait alors de Jeanne lors de son procés et de Jeanne en armure. Bien entendu ceci est au conditionnel tant que cela n’a pas été mis « au jour ». Comme vous Nadia, je suis très impatiente …
    Enfant, je faisais le pélerinage chaque année en partant de Vaucouleurs…
    Petite question perso pour Nadia : êtes-vous originaire « du coin » ? car il se pourrait qu’on se connaisse …
    En ce qui concerne le muret qui longe le chemin, il demanderait effectivement à ce qu’on s’intéresse à lui. Je vais demander au président de l’association qui gère la chapelle ND de Bermont si c’est en projet sinon Nadia, hop, on s’y colle …..

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    S’il en est d’accord, je ferai volontiers un petit billet ici sur ces fresques et l’état d’avancement de ses investigations!

  • Hervé écrit :

    Bonsoir,

    voici comment se forment les légendes : on passe d’un mur mystérieux à un mur protohistorique, et enfin à un mur préhistorique…

    Sans entrer dans les détails car je ne l’ai pas vu de visu, nous avons affaire à un mur de pierres sèches (sans emploi de mortier) ; pas du tout cyclopéen car les blocs sont de toutes dimensions ; assez brinquebalant, donc bien incapable de défendre quoi – et qui – que ce soit (Gaulois, Romains, chevaliers…) ; les arbres ne sont pas bien vieux, car effectivement les hauteurs étaient dénudées (cultures, pâtures…) ; ce mur sépare deux terrasses.
    On peut sans aucun doute rapporter ce mur à une période historique, et certainement pas très ancienne ; comme le disait Jacques, un mur de soutènement de terrasses cultivées par exemple, séparation de vignes, enclos à bétail.
    Mais il est bien difficile d’en dire plus sans l’avoir vu, ni avoir vu les alentours, bien évidemment.

  • minido écrit :

    Et … voilà… comment nos rêves et « fantasmes » sont anéantis en quelques lignes !!! Telle damoiselle aurait pu frôler ce mûr en s’évadant d’une tour dans laquelle elle était retenue prisonnière ….. Tel guerrier aurait pu briser la lame de son épée sur ces pierres…. eh bien non ! , Hervé vient de nous démontrer le contraire ! et il a certainement raison mais je continuerai à donner libre cours à mon imagination romanesque…

  • Danièle écrit :

    Arrêtez de faire de Jeanne d’Arc, une châtelaine ! Jeanne gardait surtout des… vaches… Une des familles les plus riches du village, elle a sans doute eu quelques cousins à blasons…
    Sa mission fut avant tout spirituelle ! elle n’a jamais tué personne ! car elle respectait les 10 commandements !
    Dans ses déplacements pour arriver à Chinon, elle a bénéficiée de trs grandes protections… du Ciel surtout, car les hommes étaient plutôt des… barbares ! Même le Roi qu’elle a fait reconnaitre comme tel, dans son ingratitude, il ne s’est guère occupé de la protéger contre les anglais et une certaine église dont on ne peut oublier l’évêque… COCHON…
    Elle devait être jolie, puisqu’un jeune homme voulait se marier avec elle si jeune… Blonde aux yeux clairs, je le crois ! A TOUL, dans la cathédrale, elle arriva… enchainée ! devant l’évêque et la foule…
    Car, elle ne voulait pas se marier ! Alors, devenue miss Armoise au château de Prény, çà me fait doucement rigoler !
    Le mur ? Il y en aussi beaucoup en forêt autour de la moselle vers Marbache… Je pense qu’en effet, les gens vivaient sur les hauteurs pour se protéger des évasions et faisaient des tours de guêt et cultures en espalier…

  • armoises écrit :

    Jeanne d’Arc n’était pas une chatelaine bien sûr, mais Jacques d’Arc habitait à partir de 1420 le château de l’Isle, ancienne forteresse des sires de Bourlémont…Le bail de location existe encore!

    Quant à la couleur de ses cheveux, les témoignages de l’époque la décrivent comme ayant le cheveu (et les yeux) foncés…

    Et lors du procès devant l’officialité de Toul, elle comparaitra et se défendra seule, ce qui implique qu’elle est majeure à cette époque, donc agée d’au moins 20 ans! et qu’elle n’est déjà plus très jeune pour convoler, la nubilité légale étant alors fixée à douze ans… Mais il est vrai que Jeanne vénérait Ste Catherine!

    Visitez donc le site des « secrets de Jeanne »: http://www.jeannedomremy.fr

  • Danièle écrit :

    Je viens de visiter un site délirant pour lequel je ne devrais pas faire de publicité tant les inepties sont importantes, malgré tout quelques idées intéressantes :

    http://www.jeannedomremy.fr/ressources/arbreauxfees.htm … Idée intéressante sur le mur « païen »…
    le père de Jeanne aurait habité Ceffonds en dessous de St Dizier…

  • minido écrit :

    En tout cas, d’après les SEULS portraits que nous ayons de Jeanne (et authentifiés) et qui sont peints sur les murs de la chapelle de N.D De Bermont , ses cheveux sont « jaunes » et ses yeux de couleur bleue.
    Pour le reste, je suis assez d’accord avec Daniele, la mission de Jeanne a été essentiellement spirituelle, ce qui peut sembler insensé au XXIème siècle, mais pas si l’on est dans l’esprit du XVème siècle et du Moyen Age.

  • Nadia (auteur du billet) écrit :

    Oups! Mon article n’avait pas vocation à susciter débat ou polémique! Bien que ces réflexions soient tout-à-fait intéressantes, elles nous éloignent du sujet…

    Le propos ici est simplement de suggérer un coin de balade en forêt, en évoquant un passé qui nous échappe, puisque toutes les interprétations sont possibles… et je laisse aux spécialistes le soin de débattre sur Jeanne d’Arc!

  • armoises écrit :

    Bonsoir,
    et pardon de revenir sur les messages précédents évoquant les représentations de Jeanne à Bermont!

    Sur une quinzaine de représentations existantes, deux sont réellement visibles à l’oeil nu, les autres n’ayant été détectées qu’à l’aide de rayons infra rouges.

    Sur les deux, une représentation fait apparaitre une femme aux cheveux « jaunes » (blonds?) et aux yeux bleus, alors que l’autre fait apparaitre une femme aux yeux sombres coiffée d’un bonnet laissant dépasser des mèches brunes…

    Il faut se souvenir qu’il était autrefois incongru pour une femme « en cheveux » de pénêtrer dans une église, ce qui accrédite la thèse du bonnet (ou chaperon)

    Et d’autre part il faut savoir que la « spécialiste » de Jeanne d’Arc en France, l’historienne Colette Beaune, dans son ouvrage « Vérités et Légendes », dénonce clairement cette version de la représentation de l’héroïne locale…et que le site même de l’Association de Notre Dame de Bermont n’en fait pas mention non plus…

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