Agenda, En plein air »

Montmédy, entre Mémoire et Art !
Ecrit par 28 août 2014 2 commentaires

Dernièrement j’ai eu le loisir de faire une escapade en Pays de Montmédy. Comme de bien entendu un passage à la citadelle est indispensable, j’y accède à pied…

La marche permet de voir, en montant je devine un AMOR sur la muraille de la citadelle… Avant d’arriver au sommet un lavoir, il sert de salle d’exposition d’œuvres photographiques de René Borgmann…  J’apprend à la citadelle que AMOR et l’expo du lavoir sont des réalisations dans la cadre d’un circuit d’art contemporain en relation avec la Grande Guerre et le patrimoine (valdart 2014).

Il y a bien des choses contemporaines à découvrir en « Ciel de Meuse »,  jusqu’au 28 septembre, grâce à VALDART 2014. Toutes les informations ICI

La citadelle de Montmédy est habitée… Deux petits musées sont à visiter dans la citadelle, il y a le tour des remparts à faire, des ateliers d’artistes à découvrir… Une histoire, des histoires…

Lors de mon passage une exposition avait lieu de l’église dans le cadre de Chemins de Mémoire 14-18. De nombreux événements sont programmés dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale. Tout savoir sur Chemins de mémoire et surtout sur les 10 circuits transfrontaliers à la découverte de la bataille des frontières d’aout 2014, c’est ICI

La balade au Pays de Montmédy fût belle… et il y a encore à voir !

Toutes les informations touristiques sur le Pays de Montmédy: OT Montmédy

 

Saveurs lorraines »

Trop de mirabelles ? Jamais ! Voici la solution : le chutney : )
Ecrit par 26 août 2014 6 commentaires

Elles sont belles, elles sont bonnes et elles sont fort nombreuses cette année.

Alors si comme beaucoup de Lorrains vos étagères débordent de pots de confitures, vos congélateurs de sacs de fruits prêts à être entartés et vos placards de bocaux de belles blondes au sirop ; alors j’ai la solution ! Autre que de laisser un moelleux tapis orangé se transformer en visqueuse pâtiasse brunâtre colonisée par les guêpes, fourmis et cloportes en tout genre !!!

Essayez le chutney ! Et profitez-en pour préparer vos cadeaux de Noël puisque le « fait maison » est à la mode depuis quelques années…autant en profiter !

Les ingrédients locaux : 800 gr de mirabelles (de chez Mélanie ou d’ailleurs)) dénoyautées, 200 ml de Melfort et 150 gr de cassonade Erstein (mettez-vous à la page : le rapprochement de l’Alsace est de la Loraine est acté !), une oignon et 2 gousses d’ail de la cueillette de Peltre, une pincée de sel d’Einville au Jard et pour le « moins local » : une cuillère à café rase de cumin en poudre, 2 à 3 clous de girofle (j’avais oublié dans la première version de l’article : désolée !), 8 à 10 grains de coriandre, 6 à 8 grains de baies roses et un tour de moulin à poivre.

Et c’est parti : dans une casserole à fond épais, faites revenir l’oignon émincé dans du beurre, je sais ce n’est pas diététiquement correct, mais c’est tellement meilleur ! Ajoutez ensuite tous les ingrédients puis laissez compoter au moins trois quarts d’heure à petits bouillons…

Versez dans des pots en verre, fermez, retournez et laissez refroidir.

Délicieux avec un foie gras…de Saturnin ou d’ailleurs, avec une volaille du Tholy ou de Naives, avec une terrine de campagne maison aux quatre épices de Mamie Sucette (si c’est du sanglier c’est encore mieux !) ou juste sur une tranche de pain grillé dans une salade composée…

Testez et dites-moi ce que vous en pensez…Et pour plus d’idées encore autour de la mirabelle…un petit tour sur le site du CRT : http://www.tourisme-lorraine.fr/a-voir-a-faire/gastronomie/mirabelle

Condiment vôtre

Apikia

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Eté 1914…des hommes et des femmes dans la Grande Guerre
Ecrit par 22 août 2014 2 commentaires

En réponse à mon article précédant, et comme la prochaine a lieu demain, je vous dévoile la solution : ce sont les artistes de la troupe « La Comédie de Nancy » qui nous plongent le temps d’une soirée dans la vie d’Émile, tout juste mobilisé, et de ses proches. Chaque samedi soir à 20h30, départ Place Stanislas, et ce, jusqu’au 13 septembre.

Si le sujet n’est pas gai, le traitement est de grande qualité et le moment passé ensemble, fort agréable.

Et si vous réservez par Internet, 10% de remise, alors rendez-vous sur le site de l’Office du tourisme de Nancy, ou directement sur place.

Mais ne faites pas comme moi : n’attendez pas de savoir s’il va faire beau ce samedi, en effet, le jour même le site n’accepte pas les réservations : groumpf ! C’est râlant ! Je pensais faire un courriel indigné à l’OT de Nancy, mais devant la prestation des artistes, j’ai décidé de ne pas m’offusquer : ils l’avaient bien mérité !!!

Et puis comme nous sommes fin août, vous pouvez en plus, pour le même prix (!) profiter du son et lumière place Stan, puisque la fin de la promenade s’achève à cet endroit et juste avant le début du spectacle : que demande le peuple !

Bravo aux comédiens et à Nancy Tourisme pour cette excellent initiative !

Historiquement vôtre !

Apikia

 

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Thiaucourt, le musée du costume militaire sur la route du Saillant!
Ecrit par 21 août 2014 aucun commentaire

La bourgade de Thiaucourt, en Meurthe & Moselle, possède un petit musée militaire que je viens de découvrir, il mérite un passage… Le musée propose de parcourir une demi-siècle d’histoire militaire (1900-1950). Le fil conducteur de cette évocation est une centaine de mannequins en tenues françaises, allemandes, américaines,… d’époque. Des affiches, des cartes, du petits matériels,.., des scènes complètent l’exposition.

Le musée militaire de Thiaucourt est ouvert du 1er avril au 11 novembre (2014):

Tous les jeudis de 10h à 16h et les premiers dimanches du mois de 14h à 18h

Groupes (10 personnes ou plus) tous les jours sur rendez-vous.    Tél: 03 83 81 98 36

Adresse du musée: 4 rue Neuve, 54470 Thiaucourt

Entrée payante, 4 euros lors de ma visite.

Facebook du musée: ICI

A Thiaucourt vous êtes sur la route du Saillant de Saint-Mihiel, à voir, à quelques kilomètres: le cimetière militaire américain dit de Saint-Mihiel… et bien d’autres traces des combats de la 1ère guerre mondiale.

Les infos sur le front du Saillant sur le site de l’OT de Saint-Mihiel: ICI

Bonne route !

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Un p’tit air de…14-18 !!!
Ecrit par 21 août 2014 2 commentaires

 

Une fois n’est pas coutume cette année, j’ai rencontré quelques personnages tout droit sortis de

« Putain de Guerre » de Tardi !

Des trognes ! Des trognes à la forte gouaille ! Qui éructaient…qui se lamentaient…qui chantaient…qui pleuraient…bref, qui vivaient !

 

 

 

 

 

Ou plutôt qui revivaient cette « Putain de Guerre ».

Et comme elle a duré 4 ans, ce n’est pas prêt de s’arrêter : 1914- 2014 ; 1918- 2018, je pense qu’on va « en manger » encore quelques mois d’la « Der des Der » !!!

Alors cette fois-ci s’était où ? (trop facile !) Qui ? Et quand ?

A vos claviers et rendez-vous ce soir pour plus d’informations…

Pacifiquement vôtre

Apikia

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Moines ? Quésaco ?
Ecrit par 13 août 2014 aucun commentaire

Il existe dans de nombreux endroits où peuvent porter nos pas de randonneurs de petits « édicules » situés auprès de maisons déjà anciennes. Quels sont-ils et quelle est leur fonction ?

Moine à Jussarupt (88) : la taille est d’environ un mètre au-dessus du sol.

Oui, quelle EST leur fonction car nombreux sont ceux qui sont encore en usage. Il s’agit de constructions de briques, plus ou moins hautes, de forme carrée à la base et qui s’élèvent de un à plusieurs mètres. Ils sont chapeautés par une sorte de « casserole » à couvercle. En fait un réservoir en tôle. La forme de cet ajout fait penser à la coiffure de certains moines du Moyen âge, ce qui a été une explication de leur nom.

Moine à Jussarupt (88) accolé à une maison. Le tuyau extérieur est celui d’arrivée d’eau.

Moine à Jussarupt (88) où l’on a une idée de la hauteur grâce aux éléments voisins.

 

Une autre explication viendrait de l’origine du mot « moine » (le membre du clergé régulier) : le mot latin monachus qui signifie « solitaire » permettrait de trouver une analogie entre la solitude du moine et celle de cette « sentinelle » toujours seule près d’une maison ou d’un groupe de maisons. À moins que ce ne soit, tout simplement, un nom donné en références aux compétences acquises par les moine dans la gestion de l’eau, comme peut en témoigner le système de régulation du niveau d’eau dans un étang, qui porte le même nom de « moine » et qui consiste à construire un seuil sur l’exutoire du plan d’eau …

Au temps où l’adduction d’eau n’existait pas dans nos villages, un propriétaire de maison, ou plusieurs propriétaires, captait l’eau d’une source pour amener l’eau dans la maison. En montagne, il n’y avait pas les mêmes problèmes techniques pour cette opération. L’eau de la source captée était recueillie dans une « chambre de fontaine » et de là irriguait la maison en contrebas. En fond de vallée, l’eau de la source était dirigée vers le moine, et plus précisément dans le réservoir métallique chapeautant la « tour » de briques. Un clapet fermant l’arrivée d’eau selon le niveau désiré dans ce réservoir empêchait tout débordement. De là, un ou plusieurs tuyaux allaient distribuer cette eau dans les maison raccordées à ce moine.

Moine à Blanchefeigne (Granges/Vologne) où l’on voit les différents tuyaux (arrivée et départ).

C’est ici qu’il faut s’arrêter sur une pratique communautaire fort intéressante. Il faut bien se rendre compte que les travaux nécessaires à toute cette opération demandait du temps et de l’énergie. C’est pourquoi, en bien des cas, plusieurs propriétaires s’unissaient afin de mener à bien la captation et la distribution de l’eau. Du réservoir partent de la sorte un ou plusieurs tuyaux de distribution. On m’a dit avoir vu des tuyaux de diamètres différents, proportionnels à l’apport financier de chacun des « actionnaires ».

Un « moine » un peu particulier : l’église de Jussarupt (88) possède, au sommet de sa tour un réservoir destiné à alimenter en eau l’ensemble des cités ouvrières de l’agglomération. Eglise et cités sont l’oeuvre des industriels installés ici au XIX° siècle.

L’adduction d’eau et la reprise des eaux usées ont rendus inutiles, dans bien des cas, ces moines qui disparaissent petit à petit par manque d’entretien ou simplement parce qu’ils ne sont pas d’une esthétique renversante. Certains sont toujours en activité, et même réparés avec soin lorsqu’un accident les a mis à bas.

Moine remis à neuf à Genazeville (Granges/Vologne) après démolition par un camion ayant mal manoeuvré.

Pour la petite histoire, un moine de belle taille au coin d’une propriété de maître, inutilisé pour sa vocation première, sert périodiquement de support à l’affichage publicitaire, ce qui amène nombre de personnes à considérer qu’il ne s’agit là que d’un substitut des colonnes Morris urbaines … La mémoire s’enfuit et avec elle les traces d’un patrimoine témoin d’une forme de structuration sociale bien vite oubliée.

Insolite »

La Grange aux Arts de Longwy, l’antre d’Antoine Doudoux!
Ecrit par 8 août 2014 4 commentaires

Le Musée Sidérurgie-Arts-Terroir de Longwy est le doux « capharnaüm » d’un érudit-artiste-collectionneur, il est le fait d’un passionné. Dans la Grange aux Arts: de l’Art actuel et du passé, du terroir, de la mémoire de l’histoire sidérurgique de la contrée…

Antoine Doudoux, le fondateur de cet atelier-musée très personnel, accueille (s’il est présent évidement), guide, explique, offre une perspective… Il a vécu les événements des dernières décennies du Pays-Haut. Il raconte, il a des choses à dire… sans nostalgie inutile.   La visite est libre.

Antoine Doudoux est artiste, un artiste qui participe par le dessin, par la peinture, par la sculpture, par les émaux… à l’actualité du temps. Ce passionné a sauvé (avec d’autres)  de nombreuses archives, des maquettes, des panneaux, des outils, des tenues, des engins, des documents… qu’il offre au regard du visiteur dans la Grange aux Arts.

Un lieu à découvrir, à visiter… Prévoir une bonne heure de visite   TARIF: 2 euros /Gratuit pour les moins de 10 ans

Ouvert jusqu’en septembre 2014 tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 19h.

En octobre, novembre les samedis dimanches de 10h à 12h et de 14h à 19h.

Musée Sidérurgie, Arts, Histoire, Terroir 

12 rue de Tivoli –  54400 Longwy Haut    Tél: 03 82 25 51 19